Introduction to the Devout LifeChapter VII. Remedies against great temptations
Chapter VII. Remedies against great temptations
As soon as you perceive yourself tempted,
: follow the example of children when they see a wolf or a bear in the country; for they immediately run into the arms of their father or mother, or at least they call out to them for help or assistance. It is the remedy which our Lord has taught: “Pray that ye enter not into temptation.” St. Matt. xxvi. 41. If you find that the temptation, nevertheless, still continues, or even increases, run in spirit to embrace the holy cross, as if you saw our Saviour Jesus Christ crucified before you. Protest that you never will consent to the temptation, implore his assistance against it, and still refuse your consent as long as the temptation shall continue.
But, in making these protestations and refusals of consent, look not the temptation in the face, but look only on our Lord; for if you look at the temptation, especially while it is strong, it may shake your courage. Divert your thoughts to some good and pious reflections, for, when good thoughts occupy your heart, they will drive away every temptation and suggestion.
But the sovereign remedy against all temptations, whether great or small, is to lay open your heart, and communicate its suggestions, feelings, and affections to your director; for you must observe, that the first condition that the enemy of salvation makes with a soul which he desires to seduce is to keep silence; as those who intend to seduce maids, or married women, at the very first forbid them to communicate their proposals to their parents or husbands; whereas God, on the other hand, by his inspirations, requires that we should make them known to our superiors and directors.
If, after all this, the temptation should still continue to harass and persecute us, we have nothing to do on our part but to continue as resolute in our protestations never to consent to it; for as maids can never be married as long as they answer no, so the soul, no matter how long the temptation may last, can never sin as long as she says no.
Never dispute with your enemy, nor make him any reply but that with which our Saviour confounded him: “Begone, Satan, for it is written the Lord thy God shalt thou adore, and him only shalt thou serve.” For as a chaste wife should never answer the wicked wretch that makes her a dishonorable proposal, but quit him abruptly, and at the same instant turn her heart towards her husband, and renew the promise of fidelity which she has made to him; so the devout soul, that sees herself assaulted by temptation, ought by no means to lose time in disputing, but with all simplicity turn herself towards Jesus Christ her Spouse, and renew her protestation of fidelity to him, and her resolution to remain solely and entirely his forever.
Sitôt que vous sentez en vous quelque tentation, faites comme les petits enfans quand ils voient le loup ou l'ours dans la campagne: tout aussitôt ils courent entre les bras de leur père et de leur mère, ou du moins ils les appellent à leur secours. Recourez de même à Dieu, invoquant sa miséricorde et son secours: c'est le remède que Notre-Seigneur enseigne: Priez, nous dit-il, afin que vous n'entriez pas en tentation.
Si vous voyez néanmoins que la tentation continue ou augmente, courez en esprit embrasser la sainte croix, comme si vous aviez devant vous Jésus-Christ crucifié. Protestez-lui que vous ne consentirez point à la tentation, et demandez-lui sa sainte protection; et persévérez ainsi à désavouer ce qui se passe en vous, tout le temps que durera la tentation.
Mais en faisant ces protestations et ces refus de consentement, ne regardez pas la tentation en face, mais regardez seulement Notre-Seigneur; car si vous regardez la tentation, surtout quand elle est forte, elle pourra ébranler votre courage.
Vous ferez bien aussi de distraire votre esprit par quelque occupation bonne et louable; car cette occupation entrant dans votre cœur, y prendra place et éteindra le sentiment de la tentation.
Mais le grand remède contre toutes tentations, grandes ou petites, c'est d'ouvrir son cœur à son directeur, en lui faisant connaître les suggestions de l'ennemi et les impressions qu'elles font. Car, observez que le silence est toujours la première condition que le démon impose à celui qu'il veut séduire; semblable en cela à un libertin qui voulant débaucher une femme, commence par lui recommander le secret sur tous ses rapports avec elle: conduite assurément bien opposée à celle de Dieu, puisque Dieu, en ses inspirations, demande par-dessus tout que nous les fassions connoître à nos supérieurs et à nos guides.
Que si, après tout cela, la tentation s'opiniâtre à nous travailler et à nous tourmenter, nous n'avons rien à faire, sinon de nous opiniâtrer à notre tour en la protestation de ne vouloir pas y consentir; car, comme les filles ne peuvent être mariées pendant qu'elles disent non, de même, l'ame, quoique troublée, ne peut jamais être offensée pendant qu'elle dit non.
Ne disputez point avec votre ennemi, et ne lui répondez jamais une seule parole, sinon celle que Notre-Seigneur lui répondit, et avec laquelle il le confondit: Retire-toi, Satan! il est écrit: Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. Une chaste épouse ne répond pas un mot, et n'accorde pas même un regard à celui qui veut la séduire; mais, le quittant tout court, elle tourne aussitôt son cœur du côté de son époux, et renouvelle intérieurement la foi qu'elle lui a promise; ainsi l'ame dévote, se voyant assaillie de quelque tentation, ne doit nullement s'amuser à disputer ni à répondre; mais tout simplement se tourner du côté de Jésus-Christ son époux, et lui protester de rechef qu'elle veut lui être fidèle, et n'appartenir uniquement qu'à lui.