PG 114, col. 173
de l’histoire des saints, et (l‘avoir rapporté tonsa ques, dont l’exactitude, le bon gout. l‘érudition,
il leur serait peut-etre tres difficile de montrer
que Métaphraste aitforgé de nouveaux miracles
dans sa Collection des vies des saints.
§Vl._—- Exempla desparuphrqses de Μ. Βανίιζςι,
qui ne sont pas moiits cunsidérables que celles
de Métaphraste.
Mais quand on voudrait avoir quelqueindul-
genae pour ce légendaire grec, el l’eicuser en
quelque maniére a cause du mauvsis gout de son
siécle et du génie de sa nation, il laut nvouer
qu'il s’est bien emancipé, que ses falsifications et
sesiulidélités sont tout a fait inexcussbles, et que
les reproches que tous les savauts lui out faits de Β
ses lautes sont tresfraisonnableset bien fondés,
sartout ceux que lui fait M. de Tillemont, qui ne
croyait pas, comme le rapporte Μ. Baillet (θέει).
p. 60), «qu‘on dfit estimer pour quelque chose ce
qn‘on a coutume de louer en lui, en considerant le
msuvais ofllcequ’il η rendu ἑ la temo da ns le resto,et
qui ne pouvait soufl'rir surtout que Métaphraste l‘lt
profession de suivre ses auteurs mot ii mot,et qu’en
meme temps il les altérbt et les fit parler ὰ sa fan-
taisie. ι) Μ. Baillet cite ἐι la marge Ia page 598 du
preruier tome des Mémoires de Μ. de Tillemont.
C'est dans cet endroit, qui est la note ‘20 sur saint
Jean Baptiste, qui porte pour titre, Additions de
Metuphraste, que ce saviant critique rapporte un
exeniple sensible des paraphrases- de cet- auteur:
cL'histoire des trois translations du chel de saint
Iesu-Baptista, qu‘Allalius attribue ἐι Métaphraste,
porte que ce saint chef répandait une bonne
odeur et meme un grand éclat, tant lorsqu'il {ut
trouvé ὸ Jerusalem, que lorsque Urane vint avec
des cierges pour le transporter. On voit en cela le
génie de Métaphraste, qui suppose que les choses
out été telles qu‘il s'imaginait qu’elles devaient ret_ multos qui similes erant ejus aetati.
etrezcar on ne trouve rien de cela,uidans l’ancienne Ιι avdit pom‘ εηηειηέ Abit?“ quidem eum
relation de la premiere invention, ni dans celle de
Marce], οὺ Métaphraste change beaucoup d’en- tear mem. son propro et qua: in en erant pror-
droits, quoiqu'il rapporte la chose en son nom, et pere. qui, ne ponoant reair sus abnegabat ei.
qu'il fasse profession de le suivre mot ὲ mot, πρὸς ὰ baut de lui faire préférer sa volonté ὰ cella de
λέξιν. Aprés cela pourra-t—on dire (Baillet, ibid.) Dieu qu’il servait, le désavoua pour son fils, lui
αρ’οη lassa tort ὁ Μέιθρηςθβιθηηεηςι on assurera qua Dfer-ma la porte de sa .mais‘op, et lui refusa les
c'est νουν- avoir su trop bien mentir' que queiques--" choses les plus necessaires ὲ Ia vie.
aus l’ont regardé comme un imposteur et un faus- 0n ne poaoait s'empa- Quidam autem in Itis
saire,né pour produire des monstres,o—utrd au dela cher de bldmer une darete' laudabant patrem, et oat-
de cc qua Ia Grece poiennea imaginé de fables en si inou'ie dans un pere. de mirabantur : ipse oe.
favour de ses diem: qu’on a en horreur ses [ἰε- Mais Cyr-ille ne faisait ro quasi nihilum repu-
tions et ses paraphrases, etque les savants font qu’en louer Dien, qu’r‘l tabat abdicari a patre;
si peu de cas de son témoignage, qu’ils ne dai- regardait beaacoup plus el quod pareo auferens ei,
gnent pas seulement le nommer ‘! comm son oe'ritabte pere majora et utiliora ei pro-
Mais,dira quelqu’un,pourquoi se récrier tantsur quo coluique la παίωνειυὶ videret fides qua in Do-
Ies additionsfaites par Métaphraste dans cette his- aruit donné, atqui l’aban— mino erat, dicebat.
toire‘lCar nutre qu’on pourraiten quelque facon les donnait de la sorte. Sans pertire Ie respect qu’ii
excuses, n’en trouve-tron pas quelquel‘ois d’aussi deoait ὰ son pere, il regardait d’un oeil indif-
considésubles dans les éorits de nos sagas eriti- l‘érent la perte de lous les avantages tlont il le
il leur serait peut-etre tres difficile de montrer
que Métaphraste aitforgé de nouveaux miracles
dans sa Collection des vies des saints.
§Vl._—- Exempla desparuphrqses de Μ. Βανίιζςι,
qui ne sont pas moiits cunsidérables que celles
de Métaphraste.
Mais quand on voudrait avoir quelqueindul-
genae pour ce légendaire grec, el l’eicuser en
quelque maniére a cause du mauvsis gout de son
siécle et du génie de sa nation, il laut nvouer
qu'il s’est bien emancipé, que ses falsifications et
sesiulidélités sont tout a fait inexcussbles, et que
les reproches que tous les savauts lui out faits de Β
ses lautes sont tresfraisonnableset bien fondés,
sartout ceux que lui fait M. de Tillemont, qui ne
croyait pas, comme le rapporte Μ. Baillet (θέει).
p. 60), «qu‘on dfit estimer pour quelque chose ce
qn‘on a coutume de louer en lui, en considerant le
msuvais ofllcequ’il η rendu ἑ la temo da ns le resto,et
qui ne pouvait soufl'rir surtout que Métaphraste l‘lt
profession de suivre ses auteurs mot ii mot,et qu’en
meme temps il les altérbt et les fit parler ὰ sa fan-
taisie. ι) Μ. Baillet cite ἐι la marge Ia page 598 du
preruier tome des Mémoires de Μ. de Tillemont.
C'est dans cet endroit, qui est la note ‘20 sur saint
Jean Baptiste, qui porte pour titre, Additions de
Metuphraste, que ce saviant critique rapporte un
exeniple sensible des paraphrases- de cet- auteur:
cL'histoire des trois translations du chel de saint
Iesu-Baptista, qu‘Allalius attribue ἐι Métaphraste,
porte que ce saint chef répandait une bonne
odeur et meme un grand éclat, tant lorsqu'il {ut
trouvé ὸ Jerusalem, que lorsque Urane vint avec
des cierges pour le transporter. On voit en cela le
génie de Métaphraste, qui suppose que les choses
out été telles qu‘il s'imaginait qu’elles devaient ret_ multos qui similes erant ejus aetati.
etrezcar on ne trouve rien de cela,uidans l’ancienne Ιι avdit pom‘ εηηειηέ Abit?“ quidem eum
relation de la premiere invention, ni dans celle de
Marce], οὺ Métaphraste change beaucoup d’en- tear mem. son propro et qua: in en erant pror-
droits, quoiqu'il rapporte la chose en son nom, et pere. qui, ne ponoant reair sus abnegabat ei.
qu'il fasse profession de le suivre mot ὲ mot, πρὸς ὰ baut de lui faire préférer sa volonté ὰ cella de
λέξιν. Aprés cela pourra-t—on dire (Baillet, ibid.) Dieu qu’il servait, le désavoua pour son fils, lui
αρ’οη lassa tort ὁ Μέιθρηςθβιθηηεηςι on assurera qua Dfer-ma la porte de sa .mais‘op, et lui refusa les
c'est νουν- avoir su trop bien mentir' que queiques--" choses les plus necessaires ὲ Ia vie.
aus l’ont regardé comme un imposteur et un faus- 0n ne poaoait s'empa- Quidam autem in Itis
saire,né pour produire des monstres,o—utrd au dela cher de bldmer une darete' laudabant patrem, et oat-
de cc qua Ia Grece poiennea imaginé de fables en si inou'ie dans un pere. de mirabantur : ipse oe.
favour de ses diem: qu’on a en horreur ses [ἰε- Mais Cyr-ille ne faisait ro quasi nihilum repu-
tions et ses paraphrases, etque les savants font qu’en louer Dien, qu’r‘l tabat abdicari a patre;
si peu de cas de son témoignage, qu’ils ne dai- regardait beaacoup plus el quod pareo auferens ei,
gnent pas seulement le nommer ‘! comm son oe'ritabte pere majora et utiliora ei pro-
Mais,dira quelqu’un,pourquoi se récrier tantsur quo coluique la παίωνειυὶ videret fides qua in Do-
Ies additionsfaites par Métaphraste dans cette his- aruit donné, atqui l’aban— mino erat, dicebat.
toire‘lCar nutre qu’on pourraiten quelque facon les donnait de la sorte. Sans pertire Ie respect qu’ii
excuses, n’en trouve-tron pas quelquel‘ois d’aussi deoait ὰ son pere, il regardait d’un oeil indif-
considésubles dans les éorits de nos sagas eriti- l‘érent la perte de lous les avantages tlont il le