Introduction to the Devout LifeChapter IV. Tvio good examples on this subject

san Francesco di Sales († 1622) · Introduction à la vie dévote · 1609

Chapter IV. Tvio good examples on this subject

It is so important that you should understand this matter perfectly, I will explain it more at large. A young man, as St. Jerome relates, being fastened down with bands of silk on a delicate, soft bed, was enticed by all sorts of filthy allurements by a lascivious woman, who was employed by the persecutors on purpose to stagger his constancy. Ah, must not his chaste soul have felt strange disorders? Must not his senses have been seized with delectation, and his imagination occupied by the presence of those voluptuous objects? Undoubtedly; yet among so many conflicts, in the midst of so terrible a storm of temptations, and the many lustful pleasures that surrounded him, he sufficiently testified that his heart was not vanquished, and that his will gave no consent. Perceiving so general a rebellion against his will, and having now no part of his body at command but his tongue, he bit it off and spit it in the face of that filthy woman, who tormented his soul more cruelly by her lust than all the executioners could ever have done by the greatest torments; for the tyrant, despairing to conquer him by suffering, thought to overcome him by these pleasures.

The history of the conflict of St. Catharine of Sienna, on the like occasion, is very admirable. The wicked spirit had permission from God to assault the purity of this holy virgin with the greatest fury, yet so as not to be allowed to touch her. He presented, then, all kinds of impure suggestions to her heart; and, to move her the more, coming with his companions in form of men and women, he committed a thousand acts immodest in her presence, adding most filthy words and invitations; and, as though all these things were exterior, nevertheless, by means of the senses, they penetrated deep into the heart of the virgin, which, as she herself confessed, was even brimful of them; so that nothing remained in her except the pure, superior will, which was not shaken with this tempest of filthy carnal delectation. ‘This temptation continued for a long time, till one day our Saviour, appearing to her, she said to him: “Where wert thou, my sweet Saviour, when my heart was full of so great darkness and uncleanness?” To which he answered: “I was within thy heart, my daughter.” —“But how,” replied she, “could you dwell in my heart, where there was so much impurity? Is it possible that thou couldst dwell in so unclean a place?” To which our Lord replied: “Tell me, did these filthy thoughts of thy heart give thee pleasure or sadness, bitterness or delight ?”—“The most extreme bitterness and sadness,” said she. “Who was it, then,” replied our Saviour, “that caused this great bitterness and sadness in thy heart but I, who remained concealed in the interior of thy soul? Believe me, daughter, had it not been for my presence these thoughts which surrounded thy will would have doubtless entered in, and with pleasure would have brought death to thy soul; but, being present, I infused this displeasure into thy heart, which enabled thee to reject the temptation as much as it could; but, not being able to do it as much as it desired, it conceived a greater displeasure and hatred both against the temptation and thyself; and thus these troubles have proved occasions of great merit to thee, and have served to increase thy strength and virtue.’

Behold, Philothea, how this fire was covered with ashes, and how the temptation had even entered the heart, and surrounded the will which, assisted by our Saviour, held out to the last, making resistance by her aversion, displeasure, and detestation of the evil suggested, and constantly refusing her consent to the sin which besieged her on every side. Good God! how distressing must it be to a soul that loves God not to know whether he be within her or not, or whether the divine love, for which she fights, be altogether extinguished in her or not! But it is the perfection of heavenly love to make the lover suffer and fight for love, not knowing whether he possesses that love for which, and by which, he fights.

Il vous importe si fort, Philothée, de bien entendre ceci, que je ne ferai nulle difficulté de m'y étendre davantage. Le jeune homme dont parle saint Jérôme, qui, couché et attaché avec des écharpes de soie, sur un lit mollet, étoit provoqué par tout ce que l'on peut penser de l'impudence d'une femme, dont on se servoit pour ébranler sa constance, dut sans doute être tenté d'une manière bien violente; et qu'est-ce que ses sens et son imagination n'éprouvèrent pas alors? Cependant au milieu d'un si terrible orage de tentations sensuelles, il témoigne que son cœur n'est point vaincu, et que sa volonté n'y consent en aucune manière: car son ame voyant tout révolté contre elle, et n'ayant rien à son commandement, de tout son corps, si ce n'est la langue, il se la coupe avec les dents, et la crache au visage de cette vilaine, qui lui étoit plus cruelle que les bourreaux les plus furieux. De sorte que le tyran qui avoit désespéré de vaincre cette belle ame par les douleurs, essaya vainement de la vaincre par les plaisirs.

L'histoire du combat de sainte Catherine de Sienne n'est pas moins admirable, la voici en abrégé. Le malin esprit obtint un jour de Dieu la permission d'éprouver la vertu de cette sainte vierge, et d'user à cet effet de la plus grande rage qu'il pourroit, pourvu toutefois qu'il épargnât sa personne. En conséquence il vint lui suggérer toutes sortes de mauvaises pensées, et pour l'émouvoir encore davantage, prenant avec lui plusieurs de ses compagnons auxquels il avoit donné diverses formes; il fit avec eux mille et mille représentations déshonnêtes, qu'il accompagna encore de paroles et d'invitations les plus grossières; or, bien que toutes ces choses fussent extérieures, elles ne laissoient pas toutefois, par le moyen des sens, de pénétrer bien avant dans le cœur de la vierge, lequel, comme elle l'avouait elle-même, en étoit tout plein, ne lui restant plus que la fine pure volonté supérieure qui ne fût pas agitée par cette tempête et ce débordement de vilenies. Tout cela dura fort long-temps, jusqu'à ce qu'un jour, Notre-Seigneur lui ayant apparu: Où étiez-vous, dit-elle, ô mon doux Seigneur! pendant que mon cœur étoit plein de tant de ténèbres et d'ordures? A quoi il répondit: Ma fille, j'étois au dedans de votre cœur. Et comment, répliqua-t-elle, pouviez-vous habiter mon cœur, tandis qu'il y avoit tant de vilenies? habitez-vous donc en des lieux si déshonnêtes? Et Notre-Seigneur lui dit: Dites-moi, ma chère fille, toutes ces sales pensées qui étoient en votre cœur, vous donnoient-elles du plaisir ou de la tristesse, de l'amertume ou de la joie? Et elle répondit: Une extrême amertume et tristesse. Et qui donc, reprit le Sauveur, mettoit cette grande amertume et tristesse au dedans de votre cœur, sinon moi qui demeurois caché au milieu de votre ame? Soyez sûre, ma fille, que si je n'eusse pas été présent, ces pensées qui étoient autour de votre volonté, sans pouvoir s'en saisir, l'eussent bien vite surmontée, et seroient entrées dedans, et eussent été bien reçues par votre libre arbitre, et ainsi eussent donné la mort à votre ame. Mais parce que j'étois au milieu de vous, j'ai mis en votre cœur une tristesse et une résistance par laquelle vous avez rejeté la tentation autant que vous avez pu; et comme vous ne l'avez pu faire autant que vous l'auriez voulu, vous en avez ressenti un grand déplaisir et une grande haine et contre la tentation et contre vous-même. Ainsi ces peines ont été pour vous un grand mérite et un grand gain, et votre vertu n'en a pris que plus de force et d'accroissement.

Voyez-vous, Philothée, comme ce feu étoit couvert de cendres? et comme la tentation et la délectation même, étant entrées dans le cœur, en avoient environné la volonté, laquelle néanmoins, uniquement assistée de son Sauveur, résistoit par des amertumes, des déplaisirs et des détestations du mal qui lui étoit suggéré, refusant perpétuellement son consentement au péché qui l'environnoit de toutes parts? O Dieu! quelle détresse pour une ame qui aime Dieu, de ne savoir seulement pas s'il est en elle ou non, et si l'amour divin, pour lequel elle combat, est entièrement éteint en elle ou non! Mais c'est la fine fleur de la perfection de l'amour céleste, que de faire souffrir et combattre l'amant pour l'amour, sans même qu'il sache s'il a l'amour pour lequel et par lequel il combat.

“from the French of St. Francis de Sales, to which is prefixed an abstract of his life”, New York and Ratisbon: Frederick Pustet & Co., [192-]. Fonte del testo digitale: Internet Archive scan introductiontode00franuoft (University of Toronto), read with three OCR engines and corrected; a few misreadings may remain. Testo originale: Project Gutenberg eBook #53540 (Distributed Proofreaders, from a Google Books scan). Public domain in the US and Canada: an anonymous translation printed in the 1920s from an older version; the French edition is of 1832.

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