AAS 5 (1913), p. 53
SECRETARIA STATUS
EPISTOLA.
AD R. P. ALFREDUM MARGERIN, RECTOREM CATHOLICAE STUDIORUM UNIVERSI-
TATIS INSULARUM, GRATULANDI CAUSA OB LAETABILES FRUCTUS QUI
IBIDEM DOCTORUM AUDITORUMQUE DILIGENTIA COLLIGUNTUR.
Monseigneur,
D'après les rapports autorisés qui Lui ont été faits au sujet de
l'Université Catholique de Lille, le Saint-Père Pie X a constaté avec
une grande satisfaction l'esprit qui inspire et pénètre l'enseignement
donné par ses savants professeurs, la piété et l'amour du travail de
ses nombreux étudiants. Ces informations ne pouvaient ne pas être
l'objet d'une vive consolation pour l'auguste Pontife, soit à cause de
la sollicitude paternelle qu'il témoigne à votre cher pays, soit à cause
de l'intérêt tout spécial qu'il porte à la grave question, si agitée de nos
jours, de l'enseignement catholique.
Il Lui a été de même particulièrement agréable d'apprendre les succès
que les jeunes gens de cet Institut remportent dans leurs examens, et
qui honorent à la fois le zèle des maîtres et l'application des élèves.
Ces succès sont remarquables dans toutes les facultés: de théologie, de
droit, de lettres, de sciences, mais plus encore, semble-t-il, dans la faculté
de médecine.
Sa Sainteté n'ignore pas, d'ailleurs, que cette faculté, la seule qui
ait pu être instituée en France, compte un nombre considérable de professeurs
éminents par leur science et leur expérience professionnelle ;
qu'elle dispose de plusieurs hôpitaux, de nombreux dispensaires, où les
étudiants, sous la direction immédiate de leurs maîtres, acquièrent facilement
et sûrement la science de la chirurgie et de la médecine; qu'elle
est munie de musées et de laboratoires nécessaires pour l'étude théorique
et les travaux pratiques.
Aussi bien le Saint-Père la recommande-t-Il aux familles chrétiennes
de la France entière, et engage-t-il volontiers les évêques à y envoyer
de nombreux jeunes gens, qui y deviendront tout à la fois d'habiles
médecins, et surtout des catholiques solidement préparés à l'apostolat
qu'ils ont le devoir de pratiquer dans l'exercice quotidien de leur
noble profession.
EPISTOLA.
AD R. P. ALFREDUM MARGERIN, RECTOREM CATHOLICAE STUDIORUM UNIVERSI-
TATIS INSULARUM, GRATULANDI CAUSA OB LAETABILES FRUCTUS QUI
IBIDEM DOCTORUM AUDITORUMQUE DILIGENTIA COLLIGUNTUR.
Monseigneur,
D'après les rapports autorisés qui Lui ont été faits au sujet de
l'Université Catholique de Lille, le Saint-Père Pie X a constaté avec
une grande satisfaction l'esprit qui inspire et pénètre l'enseignement
donné par ses savants professeurs, la piété et l'amour du travail de
ses nombreux étudiants. Ces informations ne pouvaient ne pas être
l'objet d'une vive consolation pour l'auguste Pontife, soit à cause de
la sollicitude paternelle qu'il témoigne à votre cher pays, soit à cause
de l'intérêt tout spécial qu'il porte à la grave question, si agitée de nos
jours, de l'enseignement catholique.
Il Lui a été de même particulièrement agréable d'apprendre les succès
que les jeunes gens de cet Institut remportent dans leurs examens, et
qui honorent à la fois le zèle des maîtres et l'application des élèves.
Ces succès sont remarquables dans toutes les facultés: de théologie, de
droit, de lettres, de sciences, mais plus encore, semble-t-il, dans la faculté
de médecine.
Sa Sainteté n'ignore pas, d'ailleurs, que cette faculté, la seule qui
ait pu être instituée en France, compte un nombre considérable de professeurs
éminents par leur science et leur expérience professionnelle ;
qu'elle dispose de plusieurs hôpitaux, de nombreux dispensaires, où les
étudiants, sous la direction immédiate de leurs maîtres, acquièrent facilement
et sûrement la science de la chirurgie et de la médecine; qu'elle
est munie de musées et de laboratoires nécessaires pour l'étude théorique
et les travaux pratiques.
Aussi bien le Saint-Père la recommande-t-Il aux familles chrétiennes
de la France entière, et engage-t-il volontiers les évêques à y envoyer
de nombreux jeunes gens, qui y deviendront tout à la fois d'habiles
médecins, et surtout des catholiques solidement préparés à l'apostolat
qu'ils ont le devoir de pratiquer dans l'exercice quotidien de leur
noble profession.