PG 133, col. 1021
sion grecque du Traité de thazés, regardée par Α son étlition des Thérapeutiquns d‘Alexandre de Tral-
ΜΑΣΤΟΥ ΙΑ ΤΡΟΥ λόγος περὶ λοιμικῆς, ἐξελλη-
νισθεὲς ἀπὸ τῆς Σύρων διαλέκτου πρὸς τὴν ἠμε-
τέραν : et elle se trouve ὲ la snite des Therapeuti-
ques d’Alexandre de Tralles, dans la superbe edi-
tion de cet auteur, sortie des presses de Rnbert
Etienne, en1548, ln-l‘ol. Environ seize ans plus
tard, Sébasfien Colin, médeein, de Fontenay (ville
tlu Poitou), traduisit cette meme version grt-eque
cn francais (ll : son travail, achevé le ΞΟ jnillet
1564, fut dédie’ dans le cours tle l‘année 1565, ξι
Jacnues de Billy, abbé de Saint-Micltel-cn-l’llerm
(2), et ne parnt imprime qu‘en l566. Sébastien
Colin croyait que la version grecque du traité de
Rhazés etait d’Alexandre tle Tralles. Son erreur est
palpable. Alexandre de Tralles florissait sons le
l'égne de Justiniett (du l" aoitt 528 au 14 novembre
566), etthazés a composé son traité (conf. Casir.
Bibl. Ar. Hisp. Esc. tom. Ι. p. 175, σοι. not. in Al-
Ferg. pag. 215,) pour al-Mansor, neveu fraterne]
du kalife Moctafi (de l’an 902 ὰ 908 de .I. C.). et
gouvernenr de la ville de Rei. Peut-étre Sébastien
Colin a-t-il cru que Jacques Gonpil, ayant publié
cette version grecqne a la suile des Thérapeutiques
d’Alexandre de Tralles, devait etrecensé la lui
avoir attribut‘e. Mais, a moins que Jacques Goupil
n’ait (ce qnej‘ignore) manifeste ailleurs cette opi-
nion, on ne doit point Ia lui suppOser; car, dans C que, avaut d’embrasser fortement cette deruiére
«laus a_uc.une ‘partie‘du globe l‘réquentée par les
Européens: du moins on n'en trouve des' traces
dans au__cun_ tnétlecin, poéte, historien grec ou ro-
main. (les deus poisons nous fnrent apportes, dit-
(ψ, des deserts de l‘Arabie, par les sec'tatenr's de
Maltomet. C’g-st en Egypte. et‘sous le régne d‘Omar
successeur de Mehor'n'et, que jetronve les plus
ancients restigcsde la peti—te v’érole: car c’e'st ὲ
peu pres Et cette époqne nu‘Aaron écrivait sur cette
tttalatlte an rapport tle llltazés. Lcs maltométans
répantlirent bicttt6t_ le venit) varioliqne «laus la
§ytie, l‘ltlgypte, la Perse, I'Espagne, et partont οὐ
ils ponerent lenrs armes victorieuSes. ’ Plusieuts
siécles aprés, les croisades achevérent d‘en infec-
ter_toute l'Europe, οὺ depuis ce temps ces deux
tnalatlies ott_t fait des ravages incroyables. ο
Voyez I'Esqnisse d'nne“ ltistoire'de Ia tnédecine
et deuia cltirurgic, depuis lenr commencement
insnu’a ttos_j0ttrs, ainsi'nne lcnrs principanx an-
teurs, progrés, imperfections et errcursf Traduile
[ιιιιιξιειῆε deus}. W. Black. Μ. U., par Coray,
chap. l’, pag. 169.
(1) Voici le titrede cet onrrage : Trm'té de la
peste, etde sa guérison, pretniérentent écrit en lan-
gue s‘yriaquc, par ltltazés, mellcc_in admirable, in-
terprété cn grec par Alexandre Trallian, et nun-
yellementnradnit tle grec en [fauetis par M. Sé-
[tastien Cniin, ηιὲᾳυὶἰη a Fonteitay.'— l’ltts,un
epit? -_e contenant les omnes, temeties et ptéSer-
valil's de la peste, cotnpnse par ledit Colitt. -ἔ Aus~i
nne‘ ltriévc exposition de ccrlnitls tnots rem-ontres
ett tradtttsnnt cet attteur, lanttelle tt sentblé étt'c
iteeessaire pour aroir plus facile intelligence tle
cette trntlttctionau— Arce un lt‘ait-é conrenanl le
regunt: et Tacen de virrc, utile aux amateurs tte
ΜΑΣΤΟΥ ΙΑ ΤΡΟΥ λόγος περὶ λοιμικῆς, ἐξελλη-
νισθεὲς ἀπὸ τῆς Σύρων διαλέκτου πρὸς τὴν ἠμε-
τέραν : et elle se trouve ὲ la snite des Therapeuti-
ques d’Alexandre de Tralles, dans la superbe edi-
tion de cet auteur, sortie des presses de Rnbert
Etienne, en1548, ln-l‘ol. Environ seize ans plus
tard, Sébasfien Colin, médeein, de Fontenay (ville
tlu Poitou), traduisit cette meme version grt-eque
cn francais (ll : son travail, achevé le ΞΟ jnillet
1564, fut dédie’ dans le cours tle l‘année 1565, ξι
Jacnues de Billy, abbé de Saint-Micltel-cn-l’llerm
(2), et ne parnt imprime qu‘en l566. Sébastien
Colin croyait que la version grecque du traité de
Rhazés etait d’Alexandre tle Tralles. Son erreur est
palpable. Alexandre de Tralles florissait sons le
l'égne de Justiniett (du l" aoitt 528 au 14 novembre
566), etthazés a composé son traité (conf. Casir.
Bibl. Ar. Hisp. Esc. tom. Ι. p. 175, σοι. not. in Al-
Ferg. pag. 215,) pour al-Mansor, neveu fraterne]
du kalife Moctafi (de l’an 902 ὰ 908 de .I. C.). et
gouvernenr de la ville de Rei. Peut-étre Sébastien
Colin a-t-il cru que Jacques Gonpil, ayant publié
cette version grecqne a la suile des Thérapeutiques
d’Alexandre de Tralles, devait etrecensé la lui
avoir attribut‘e. Mais, a moins que Jacques Goupil
n’ait (ce qnej‘ignore) manifeste ailleurs cette opi-
nion, on ne doit point Ia lui suppOser; car, dans C que, avaut d’embrasser fortement cette deruiére
«laus a_uc.une ‘partie‘du globe l‘réquentée par les
Européens: du moins on n'en trouve des' traces
dans au__cun_ tnétlecin, poéte, historien grec ou ro-
main. (les deus poisons nous fnrent apportes, dit-
(ψ, des deserts de l‘Arabie, par les sec'tatenr's de
Maltomet. C’g-st en Egypte. et‘sous le régne d‘Omar
successeur de Mehor'n'et, que jetronve les plus
ancients restigcsde la peti—te v’érole: car c’e'st ὲ
peu pres Et cette époqne nu‘Aaron écrivait sur cette
tttalatlte an rapport tle llltazés. Lcs maltométans
répantlirent bicttt6t_ le venit) varioliqne «laus la
§ytie, l‘ltlgypte, la Perse, I'Espagne, et partont οὐ
ils ponerent lenrs armes victorieuSes. ’ Plusieuts
siécles aprés, les croisades achevérent d‘en infec-
ter_toute l'Europe, οὺ depuis ce temps ces deux
tnalatlies ott_t fait des ravages incroyables. ο
Voyez I'Esqnisse d'nne“ ltistoire'de Ia tnédecine
et deuia cltirurgic, depuis lenr commencement
insnu’a ttos_j0ttrs, ainsi'nne lcnrs principanx an-
teurs, progrés, imperfections et errcursf Traduile
[ιιιιιξιειῆε deus}. W. Black. Μ. U., par Coray,
chap. l’, pag. 169.
(1) Voici le titrede cet onrrage : Trm'té de la
peste, etde sa guérison, pretniérentent écrit en lan-
gue s‘yriaquc, par ltltazés, mellcc_in admirable, in-
terprété cn grec par Alexandre Trallian, et nun-
yellementnradnit tle grec en [fauetis par M. Sé-
[tastien Cniin, ηιὲᾳυὶἰη a Fonteitay.'— l’ltts,un
epit? -_e contenant les omnes, temeties et ptéSer-
valil's de la peste, cotnpnse par ledit Colitt. -ἔ Aus~i
nne‘ ltriévc exposition de ccrlnitls tnots rem-ontres
ett tradtttsnnt cet attteur, lanttelle tt sentblé étt'c
iteeessaire pour aroir plus facile intelligence tle
cette trntlttctionau— Arce un lt‘ait-é conrenanl le
regunt: et Tacen de virrc, utile aux amateurs tte