PG 133, col. 1026

tite vérole pr0premeut dite. De plus, Rhazés lui-
méme est le premier it convenir que Galien n’avait
point donné de régle particuliére et sdre pour la
cure de cette maladie, et n’eu avait point expliqué
la cause : ι Peut-élre (:ijuute Rhazés) l‘avaitoil fait
dans quelqnes-uns de ses ouvrages qui, n'ayant
point ein-ore été traduits en arabe, ne me sont point
connus. Mais, ὲ cet égurd, j‘ai interrogé curieuse—
ment lous les médecins qui entendent le syriaqne
νει le grec, et il n'en est aucun qui ait trouvé clwz
Galien quoique chose de plus. Au contraire, la plu-
les passages qui me prouvent que Galien avait
connu la petite ve'rolc. Ainsi, de mon cdté, je reste
- surpris de ce que ce grand bomnie a neglige a ce
point de parler d’une maladie si frequente, si ἀίω-
cile ὲ traiter, lui qui a e'lé si soigneux dans la re-
cherche de la cause des maladies, et du moyen de
les gnér’r. ι Α ce qu'il me semble, I’histoire de la
médecine ne nous appr-end point que, depuisl’e-
poque ob florissait Rhazés, aucun’ médecin grec,
ni au κιο siecle, ni au 1me ou an ιιιιο, ni meme
encore plus tard, ait traité de la petite vérole dans
ses ouvrages (3). Nous avons, il est vrai, nne ver-
inllammatur; uti, e. ε. anthraci et variolis : et hi
ι Atqui ille qui dixerit illum (Calenum) non
memorasse earum curam, particulnrem neque’sutli.
cientem, nec causam solzdam, profecto verum Iu—
quetnr. llle etenim nihil de hoe‘mqrbo tradidit
praeter haecee quae memoravimus. Per Deum l sed
lieri potest, haec etiam illum memorasse in libris
suis qui nondum Arabice prodierunt. Me quod at-
tinet, ipse inquisivi jamdudum, accuratissima in-
qruisitionehinterrogans (Arati. familiam linguae Sy-
riacae "et Graece) lingua Syriaca etC-maca utenti-s
medicos de hac re: 'at inter illos ne unus quidem
iuit, qui mihi aliquid addidit bis quae ex illo me-
moravi; imo plerique eorum non noverunt. quid
per ista voluit, qua: distincte memoravi. Ipse pro-
fet-to dc hoc miratus sum, et quomodo Galenus
praeteriverit hunc morbum, tam frequenter oborien-
tem, tamque cura egentem, ille qui in causis et
cura morborum invesdgandis ita Tuerit assiduus.
variolarum (Ai-ab. etiamsi? de cura fvariolarum
res quasdam memoraverint sine accuratione et sine
distinctione) aliqualis ab eis facta sit mentio, nec
accurata neque distincta, nihilominus ex iis ne
unus quidem est qui memoravit causam ejus-morai
eflicientem, et quare eveniat, ut illum \ix elIngiat
vel unus mortalium: nec tradidit species curatio-
nis ejus in locis suis. ι
(5) Voici tout ce que dit ν sur ce point l'autcur
anglais d’un ouvrage_ historiquesun la médecizn-,
qui ne m’est connu que d’apiés la traduction don-
nee tout nouvellement.
ι mons devons aux Arabes la premiére description
de truis nouvelles maladies, qm sunt la petite νέ-
role, la rougeole, et_la spina-ventosa ou_cqi_'ie de;
os. Les deni premieres, plus funestes a l‘Europe
que ne l’avaient eté les guerres les plus sanglantes
nunt les annales du monde nous eussent conservo
la mémoire,n’étaient connues, avant cette époquc,

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