PL 194, col. 1687

On ne s arretera pas a réſuter Oudin (3), qui lui ſait honneur des trois livres du Sacrement de Cautel, dont on a rendu compte sur Aicher (4).
I est incontestable que cette production appartient 4 ce dernier, et Fon peut en voir les preuves a son article. Isgac est un des trente-un auteors qu'Oitomarus Luscinius a compiles pour la composition de son „rand ouvrage des Allegories ct Trovologies de un et de Vautre Testament.
» Alcher, comme on l'a dit, était en doute sur ces trois points, parce qu'il ne pouvait comprendre le mystère reellement incomprebensible de I'u- nion du corps et de ame.
Bien eloigne toutefois de confondre les deux substances qui composent la na- ture humaine, il fit un traité dans lequel il s'appliquait a montrer leur distinction.
Os a ait voir ci-devant qu'il Etait ridicule de Vaitribuer à Fun ou a Vautre de ces deux 6crivains, puisque Bocce, ieur à saint Augustin, et Isaac plus recent que Hugues, 8'y trouvent cites.
Dom Tissier, qui Va pareillement insere dans le sizieme tome de sa bibliotheque de Citeaux, n'est pas mieux ſonde a le donner a Laa lui-meme, allendu qu'il n'a aucun garant de ceite auribution.
Erasme, parlant de co livre, dit que Fauteur y montre beaucoup de lecture, mais qu'il n'entend point Vart de lier un discours, en sorte que son crudition ressemble a du sable sans chaux.
1 Il est divisé en trente-trois chapitres dans I'6dition des (Euvres de Hu- — de Saint - Victor, et en quarante-quatre dans la bibliotheque de Citeaux.
Au jugement d'Erasme et des theologiens de Louvain, une pict6 lumineuse et affective est le caractere dominant de cet onvrage. Le style en est touteſois bien different de celui de saint Augu- sun.
Saint Anselme, Hugues de Saint- Victor et saint Bernard, qu on y voit cites comme des Ecrivains re- cents, montrent que Lauteur vivait au xu“ siecle.
Vincent de Beauvais, dans le vingt-troizieme livre de son Miroir naturel, rapporte un endroit tire de ce livre, sous le nom de Pierre le Mangeur. Mais on sait combien il y a peu de fond à faire sur sa critique.
Ces pensees ſructifierent dans le temps que la divine miséricorde avait marque.

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